La stratégie à adopter
1. S'informer sur l'entreprise
2.
Ne pas parler le premier
3.
Créer une relation propice à l'échange
4.
Affûter ses arguments.
1. S'informer sur l'entreprise
Bien
connaître sa future entreprise est la première clef de la négociation :
Les recruteurs y sont sensibles, en particulier dans une PME.
Renseignez-vous
sur la croissance du chiffre d'affaires et des effectifs.
Tâchez
de lire des articles rédigés sur les perspectives d'évolution dans la
presse professionnelle. En entretien, posez des questions sur le poste que
vous allez occuper, le rythme de travail, les formations que vous pourrez
suivre, etc. Plus vous disposerez d'information sur l'entreprise, plus vos
demandes paraîtront crédibles et justifiées.
Les
enquêtes "salaires" annuelles des hebdomadaires vous serviront
à comparer votre rémunération, de même que la convention collective de
la branche à laquelle appartient votre entreprise. Vous y trouverez une
grille de référence.
2.
Ne pas parler le premier
La négociation
se déroule en trois étapes : l'ouverture, la discussion, et la
conclusion. Laissez toujours votre interlocuteur aborder la question. S'il
vous demande vos prétentions de salaire, ne répondez jamais en indiquant
un montant fixe. Relancez plutôt sur vos compétences, votre expérience,
vos atouts en avançant une fourchette de rémunération. Si le recruteur
vous indique d'emblée un chiffre, l'ouverture de la négociation vous
appartient : "Je vous remercie de votre proposition mais serait-il
possible de l'examiner ensemble, car celle-ci se situe plutôt dans le bas
de la fourchette des rémunérations de mon expérience."
3.
Créer une relation propice à l'échange
La
différence entre des candidats de valeur égale se fait bien souvent sur
des qualités de communication. Les patrons apprécient les discussions
avec les candidats qui les séduisent ou les impressionnent. Ne dédaignez
pas un brin d'humour si vous sentez une ouverture en ce sens. Pour juger
du ton à adopter, mettez vous à la place de votre interlocuteur. Est-il
limité par sa hiérarchie ou par des impératifs budgétaires dont il a
par ailleurs la maîtrise ? Ne fournissez jamais de réponse sans
contreparties. Vous bloqueriez la négociation.
4.
Affûter ses arguments.
Gardez à l'esprit que si votre futur patron accepte la négociation,
c'est qu'il ne demande qu'à être convaincu. Vous gagnerez par ailleurs
l'estime de votre interlocuteur en affirmant votre valeur. Or, souvent,
les longues périodes de chômage font oublier des atouts importants.
Prenez en compte votre niveau de qualification, vos compétences spécifiques,
ou les formations complémentaires que vous avez suivies. Pour identifier
les éléments qui vous distinguent, vous devez connaître votre CV par
coeur. Et donc préparer sérieusement votre entretien. Justifiez vos prétentions
par la richesse de votre parcours, ce que vous apporterez à l'entreprise,
vos perspectives d'évolution.... Enfin, sachez que les entreprises se
montrent surtout rigides sur les salaires des postes de moindre
qualification, sur les contrats intérimaires ou les CDD. Dans
ce cas, jouez sur l'urgence de l'entreprise à pourvoir le poste.
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Les
conseils |
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Soyez pragmatique. Présentez-vous comme une source de profit pour
l'entreprise. Plus vous avancerez de chiffres, plus vous serez convaincant.
Quel que soit votre métier, n'hésitez pas à parler de vos expériences
passées en avançant des chiffres et des résultats quantifiables.
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Placez l'entreprise en situation de concurrence. Indiquez-lui que vous
avez d'autres propositions intéressantes en vue et demandez un délai de réflexion.
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Dans certains cas, le recruteur doit comprendre que vous n'acceptez pas de
travailler à n'importe quel prix. Il n'en aura que plus d'estime pour vous
et s'ouvrira à la négociation.
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Étudiez attentivement votre contrat. Soyez attentif aux détails. Une
phrase du genre "à l'issue de 6 mois, le salaire de madame Dupont
pourra être augmenté de 4%" peut vous amener à de cruelles déceptions.
Demandez à ce que le terme "pourra" soit remplacé par le terme
"sera". D’un verbe à l’autre, il y a parfois tout un monde.
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Prenez date pour l’avenir. Demandez par exemple à faire le point dans six
mois afin de d'aborder le sujet.
-Parlez
en terme de rémunération annuelle brute, c'est plus professionnel.
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